Rangila, l’ours dansant rescapé au Népal, sera enfin libéré

19 juin 2018

Après quelques mois d’émoi et d’incertitude, les autorités ont accepté de libérer Rangila d’un zoo médiocre au Népal. Après que nous l’ayons fait libérer du commerce des ours dansants, en décembre 2017, il avait été secrètement transféré dans un zoo plutôt qu’un sanctuaire

La décision du gouvernement népalais, de libérer Rangila de sa misère, survient après des mois de pression de notre équipe et du Jane Goodall Institute of Nepal.

Nous l’avons pressé de tout mettre en œuvre pour qu’il soit bien traité à court terme et pour assurer son transfert dans un sanctuaire spécialisé pour paresseux.

Nous sommes heureux de voir qu’il nous a enfin écoutés, et nous l’encourageons à organiser le transfert de Rangila le plus tôt possible.

« C’est une nouvelle formidable! », s’écrit notre conseiller principal pour la faune, le vétérinaire Neil D’Cruze.

« Après des mois de travail acharné en coulisses, nous venons d’apprendre que Rangila sera enfin transféré dans un sanctuaire spécialisé en Inde, où il sera convenablement soigné et réhabilité.

Des hauts et des bas

L’an dernier, en collaboration avec le Jane Goodall Institute of Nepal et la police népalaise, nous avions fait libérer Rangila avec un autre ours nommé Sridevi.

Rangila et Sridevi étaient les derniers « ours dansants » du Népal. Leur libération marquait donc la fin de cette pratique cruelle au pays.

Après leur sauvetage, les ours furent temporairement hébergés à la réserve faunique de Parsa, au Népal, en attendant l’acceptation d’une demande d’asile dans un sanctuaire en Inde. Or, ils ont ensuite été secrètement transférés dans un zoo médiocre de Katmandou.

L’ours Rangila derrière les barreaux du zoo népalais où on l’a emmené plutôt qu’au sanctuaire.

L’un des deux ours, Sridevi, a connu une fin tragique pendant qu’il se trouvait au zoo de Katmandou, réputé pour offrir de piètres conditions de vie.

« Après un sauvetage aussi exceptionnel, il était déchirant de voir la tournure des évènements. La libération de Rangila fut un processus long et pénible, mais nous sommes plus qu’heureux de la réaction positive du gouvernement népalais. Nous espérons que Rangila pourra passer le reste de ses jours en paix », explique Manoh Gautam, du Jane Goodall Institute of Nepal.

Plusieurs questions restent sans réponses sur ce qui s’est passé quand les ours ont été transférés au zoo, sans que nous ou le Jane Goodall Institute n’ayons été consultés.

Mais pour l’instant, nous veillons à ce que le gouvernement accélère immédiatement le processus et qu’il transporte Rangila au sanctuaire de façon sécuritaire. Nous vous laisserons savoir si le gouvernement respecte sa propre décision.

« Cette aventure s’est avérée émotivement éprouvante. La perte d’un des ours, Sridevi, fut accablante pour tous ceux qui avaient participé à son sauvetage », poursuit M. D’Cruze. 

« Le transfert des ours, en secret, dans un zoo hors norme et incapable de répondre convenablement à leurs besoins fut un coup dur. C’est un grand soulagement de savoir que Rangila aura dorénavant la vie qu’il mérite, sans cruauté et soigné selon ses besoins. »

Ils sont encore nombreux à souffrir

Malgré ce pas dans la bonne direction de la part du gouvernement népalais, la souffrance des ours en Asie n’est pas terminée.

Nous militons pour faire cesser l’exploitation des ours dans le sport barbare des combats d’ours contre chiens, et nous veillons à faire bannir l’inutile industrie de la bile d'ours, où vivent enfermés dans des cages environ 22 000 ours noirs, à qui on prélève constamment la bile.

« Le transfert des ours, en secret, dans un zoo hors norme et incapable de répondre convenablement à leurs besoins fut un coup dur. C’est un grand soulagement de savoir que Rangila aura dorénavant la vie qu’il mérite, sans cruauté et soigné selon ses besoins. »
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