Des porcelets horriblement mutilés dans les élevages industriels. Il est temps de mettre fin à ces pratiques.

05 novembre 2019

En tant qu’animal élevé dans l’un des élevages les plus intensifs au monde, le porc souffre dès la naissance

Dans la nature, le porcelet reste avec sa mère jusqu’à l’âge de 10 à 14 semaines, le temps de devenir assez mature pour affronter le monde. C’est aux antipodes de sa vie dans les fermes industrielles.

Dans ces élevages, la truie mère sert de machine à reproduction, et ses petits lui sont enlevés dès qu’ils ont trois semaines, parfois avant.

Ces porcelets passent ensuite leur vie à souffrir.

Avertissement : certaines images sont explicites et peuvent choquer.

Instinct naturel refoulé

La truie mère bâtit instinctivement un nid pour préparer la naissance de ses petits, un comportement impossible dans une cage d’acier industrielle.

Quand ses petits naissent, ils ne sont toujours accessibles physiquement pour tisser des liens. Et comme elle est génétiquement sélectionnée pour avoir des portées maximales, elle n’a pas toujours assez de mamelles pour tous ses petits.

Mutilations douloureuses

Ce que la plupart des gens ignorent c’est que dès leurs premières semaines, les porcelets subissent une série de mutilations, souvent sans analgésique.

Entre autres, ils ont la queue coupée, les oreilles entaillées pour l’identification et les dents taillées, puis les mâles sont castrés. 

Arrachés à leur mère

Aussi, les porcelets sont rapidement arrachés à leur mère afin qu’elle puisse à nouveau se reproduire, sans pause pour reprendre ses forces.

Les porcelets sevrés trop tôt sont plus vulnérables à la maladie, on les gave donc régulièrement d’antibiotiques pour prévenir la maladie, plutôt que de réserver ces médicaments aux animaux malades.

L’usage excessif d’antibiotiques en agriculture contribue à la prolifération de superbactéries.

Les consommateurs veulent du changement

On sait que les gens veulent de meilleures conditions pour les porcelets.

Selon un sondage de Protection mondiale des animaux mené dans 11 pays d'Europe, d'Amérique et d'Australasie, les gens sont horrifiés quand ils découvrent le traitement qu’on fait subir aux truies mères et aux porcelets.

Plus de 60 % des répondants de chaque pays ont dit qu'ils n'achèteraient ‘probablement’ ou ‘certainement’ pas de porc dans un supermarché qui s'approvisionne dans des élevages où les porcelets ont les dents taillées, la queue coupée et qu’ils sont castrés, parfois sans analgésique.

De 80% à 93% des répondants estiment qu'il est important que les porcs soient élevés selon de meilleures normes de bien-être.

Les porcs n’ont pas à vivre ainsi

Depuis 2018, par notre campagne Nos porcs méritent d’être bien traités, nous demandons que tous les élevages porcins du monde adoptent de meilleures normes de bien-être .

Depuis le lancement de cette campagne, plus de 375 000 personnes ont demandé aux supermarchés, dont Tesco, Walmart et Carrefour, de meilleures normes de bien-être dans les élevages d’où proviennent leurs produits porcins dans le monde ; Tops Market en Thaïlande et Kroger aux États-Unis s'engagent déjà à progressivement éliminer les cages de gestation.

Nous avons réuni des experts mondiaux de l'industrie, des gouvernements et la société civile pour identifier les possibilités et les obstacles à l'élimination de la mutilation des porcelets, et pour partager les résultats avec nos pairs afin d'améliorer leur bien-être.  

Nous avons publié une analyse de cas décrivant comment les grands producteurs de porcs du monde entier ont constaté à quel point les pratiques favorisant un meilleur bien-être pour les porcelets peuvent être bonnes pour les affaires comme pour les animaux.

Nos demandes s’appuient sur des faits

On croit que le porc est aussi intelligent qu'un enfant de trois ans et qu'il a un éventail de comportements semblables à ceux des humains. Mais, comme il grandit à l'étroit, en enclos en béton sans rien à faire, il réoriente sa frustration en mordant la queue de ses semblables.

Mais on ne résout pas le problème en lui taillant la queue.

On peut réduire le stress des porcs et le mordillage de la queue en leur donnant plus d'espace et de matériel, comme de la paille ou d'autres matières comestibles et à manipuler.

En permettant aux porcs de rester plus longtemps près de leur mère avant le sevrage, en leur donnant plus d'espace pour bouger et en aménageant cet espace de façon à leur permettre d’exprimer leur comportement naturel, on en fait des animaux plus heureux et en meilleure santé.

Ils ont une meilleure immunité et sont moins sensibles aux maladies, ce qui réduit considérablement le besoin d'antibiotiques de routine : une solution positive pour les porcs comme pour les humains.

Aidez-nous à inspirer les entreprises à bien traiter les porcs

Alors que la demande en viande continue d'augmenter, il est vital que les porcs des fermes du monde entier aient une vie saine et agréable. Les supermarchés sont les plus gros acheteurs et vendeurs de porc ; ils se soucient de ce que pensent leurs clients et où ils dépensent leur argent.

Cliquez ici pour en savoir plus sur notre campagne Nos porcs méritent d’être bien traités.

Faites un don maintenant pour doubler d’impact

Ce Mardi Je Donne, vous pouvez accorder la priorité aux porcelets. Chaque dollar donné sera jumelé et aidera deux fois plus de porcelets à être libérés de la cruauté des élevages intensifs.

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Alors que la demande en viande continue d'augmenter, il est vital que les porcs des fermes du monde entier aient une vie saine et agréable. Les supermarchés sont les plus gros acheteurs et vendeurs de porc ; ils se soucient de ce que pensent leurs clients et où ils dépensent leur argent.
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