Au Vietnam, les jours de l’industrie de la bile d’ours sont comptés

01 septembre 2017

La fin approche pour l’industrie de la bile d’ours au pays, un produit qui implique l’extraction douloureuse de la bile des ours aux fins de la médecine traditionnelle

La province d’Hanoi, plaque tournante du trafic d’ours captifs au Vietnam, abrite une grande concentration d’élevages d’ours. Nous y avons réimplanté une micropuce chez 210 ours captifs, un travail réalisé en partenariat avec le Hanoi Forest Protection Department.

12 ans de campagne

En 2005, avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural du Vietnam (MADR), et notre partenaire Education for Nature Vietnam (ENV), nous avons entrepris le micropuçage de plus de 4300 ours captifs, dans des centaines de fermes du pays, avec la meilleure technologie disponible à l’époque.

C’était la première phase d’une campagne stratégique pour graduellement éliminer l’élevage des ours au Vietnam et empêcher l’arrivée de nouveaux ours dans les fermes. La nouvelle technologie utilisée offrira un meilleur contrôle, car elle permettra de lire une puce sans qu’il soit nécessaire d’anesthésier l’ours qui la porte.

Après le nouveau micropuçage réalisé sur 210 ours captifs en juillet, tous les ours en bonne santé répertoriés dans la province sont maintenant micropucés. Seuls deux d’entre eux n’ont pu être traités, mais nous espérons pouvoir le faire sous peu.

Cette énorme victoire empêchera les producteurs de bile d’accueillir de nouveaux ours à Hanoi, puisque les micropuces sont désormais obligatoires. Elle permettra aussi de mieux surveiller les fermes pour activités illégales et devrait mettre fin à cette industrie dans un avenir rapproché.

Si un ours est trouvé sans micropuce ni enregistrement adéquat dans ces élevages, il sera confisqué et emmené dans un centre de sauvetage ou un sanctuaire.

Baisse importante des ours utilisés pour leur bile

Le nombre d’ours captifs élevés pour leur bile au Vietnam a chuté de 4300, en 2005, à moins de 1300, en 2015, selon le MADR.

C’est le fruit des nouvelles lois qui rendent plus difficile le braconnage des ours, d’une meilleure application de ces lois et des constantes campagnes menées par nous et d’autres organismes.

Le MADR du Vietnam s’est publiquement engagé à collaborer pour écourter les jours de l’industrie de la bile d’ours.

« Les jours des producteurs de bile sont comptés. Nous continuons de travailler fort pour faire disparaitre cette industrie, et en collaboration avec le gouvernement local, les instances judiciaires et le public, nous irons jusqu’au bout », affirme Mme Bui Thi Ha, directrice des politiques et campagnes législatives chez ENV.

La défense des ours se poursuit

La dernière ronde de micropuçage des 210 ours s’inscrit dans une nouvelle stratégie conçue par un groupe d’organismes dont nous faisons partie, avec ENV, Four Paws International et Four Paws Vietnam, et en partenariat avec le gouvernement du Vietnam.

Par cette stratégie, nous continuerons de veiller jusqu’à ce que l’industrie disparaisse. Son nouveau programme de micropuçage sera étendu à d’autres provinces vietnamiennes, où l’on trouve une grande concentration d’ours captifs et de producteurs de bile. 

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Changement de l’opinion publique à propos de la bile d’ours

Fait incroyable, l’usage de la bile d’ours a chuté de plus de 60% au Vietnam depuis 2005

« Depuis 2005, nos efforts ont porté fruit de façon substantielle, mais la lutte continuera jusqu’à ce que chaque ours soit protégé et que l’industrie de la bile ait disparu une fois pour toutes au Vietnam », dit Karanvir Kukreja, notre directeur de campagne.

Cette réussite du public va de concert avec l’énorme réduction du nombre d’ours dans les élevages, un signe évident que la production de bile tire à sa fin.

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« Depuis 2005, nos efforts ont porté fruit de façon substantielle, mais la lutte continuera jusqu’à ce que chaque ours soit protégé et que l’industrie de la bile ait disparu une fois pour toutes au Vietnam », dit Karanvir Kukreja, notre directeur de campagne.

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