Marineland obtient une « approbation conditionnelle » pour transférer les baleines et dauphins restants aux États-Unis
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En attendant les informations finales, la ministre fédérale des Pêches a accordé une « approbation conditionnelle » pour déplacer 30 bélugas et 4 dauphins vers quatre aquariums aux États-Unis.
L’annonce survient peu de temps après que Marineland a de nouveau lancé un ultimatum menaçant d’euthanasier les baleines si les permis n’étaient pas accordés. En octobre 2025, le gouvernement fédéral avait précédemment refusé l’octroi de permis d’exportation pour les bélugas de Marineland vers un établissement en Chine, mettant ainsi en évidence son engagement envers le bien-être animal.
Avec l’adoption du projet de loi S-203 en 2019, le Canada a promis que ce serait la dernière génération de baleines et de dauphins en captivité. En ce sens, Protection mondiale des animaux et d’autres organismes voués au bien-être animal ont exhorté le gouvernement à envisager une condition de transfert pour se conformer à cette législation et ainsi éviter que les animaux ne soient élevés ou utilisés pour des spectacles ou d’autres formes de divertissement.
Malheureusement, la menace d’euthanasie de Marineland a laissé peu de choix à la ministre fédérale en ce qui concerne cette demande. Imposer des conditions strictes, comme l’interdiction de reproduction, était trop risqué. Protection mondiale des animaux condamne l’approche de Marineland qui utilise la vie de ces animaux sentients comme moyen de négociation.
Nous sommes heureux et heureuses de voir que les conditions établies par la ministre Thompson incluront l’examen indépendant de chaque baleine par un ou une vétérinaire tiers ainsi qu’un plan de transfert détaillé.
Nous continuons d’exhorter les installations américaines accréditées à s’efforcer d’offrir les meilleures conditions de vie possibles.
Le récit tragique de Marineland s’étire depuis des dizaines d’années et il n’est pas près de se terminer. Marineland héberge encore des centaines d’animaux de différentes espèces, dont l’avenir reste incertain. Le gouvernement de l’Ontario doit maintenant intervenir et s’assurer que cela ne se reproduit jamais.
Le déclin de Marineland met en évidence l’approche dépassée de l’Ontario en ce qui concerne les animaux sauvages en captivité, où la faiblesse des lois sur l’octroi de permis aux zoos continue de permettre l’exploitation d’établissements ne répondant pas aux normes. Le moment est venu de remédier à cette situation.