Le Canada se joint à la lutte contre la pêche fantôme

20 septembre 2018

La faune marine du Canada sera bientôt mieux protégée, car le Canada vient d’adhérer à la Global Ghost Gear Initiative (GGGI)

Nous sommes heureux de vous annoncer que le Canada vient d’adhérer à la GGGI.

Cette collaboration historique survient après des années de pression auprès du gouvernement et n’aurait vu le jour sans l’appui des supporteurs comme vous, qui nous aident à sensibiliser la population.

Une tortue caouanne piégée dans un filet à la dérive. Les animaux de toutes tailles, de la baleine aux tortues de mer, en passant par les petits poissons comme l’omble de fontaine, risquent chaque jour de s’empêtrer, de se blesser et même de mourir. Photo: Jordi Chias / naturepl.com

Protection mondiale des animaux a créé la GGGI en 2015 pour lutter contre la crise mondiale de la pêche fantôme et protéger les animaux marins de ses effets mortels.

On trouve des engins de pêche fantômes dans toutes les mers du monde, et sur les côtes du Canada. Ils contribuent de façon importante aux plastiques océaniques. Chaque année, ils blessent, mutilent et tuent des centaines de milliers de phoques, de baleines, de tortues et d’oiseaux de mer.

Les engins fantôme représentent 70% des macro-plastiques dans l’océan (infographic)

Annonce au G7 d’Halifax

C’est Jonathan Wilkinson, ministre des Pêches, des Océans, et de la Garde côtière canadienne, qui l’a fait l’annonce officielle, à la réunion des ministres de l’Environnement, de l’Énergie et des Océans, au G7 d’Halifax, en Nouvelle-Écosse. Protection mondiale des animaux a été invitée au Sommet sur le partenariat océanique, avec un groupe d’experts pour aborder la question de la pêche durable et les stratégies pour réduire la pêche fantôme.

L’adhésion du Canada à la GGGI est une étape importante dans son engagement à réduire les plastiques océaniques. Ainsi le Canada s’attaquera à l’un des effets les plus mortels des débris de plastique sur la faune marine, comme les baleines et les tortues.

Jonathan Wilkinson, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne et notre directrice des programmes océaniques, Lynn Kavanagh signer la déclaration de soutien.

Josey Kitson, notre directrice générale, déclare :

« En signant cette entente, le Canada change de position. Le Canada a le plus long littoral au monde et envoie un message clair : il est un chef de file dans la lutte contre les engins fantômes, l’amélioration de la santé des écosystèmes marins, et la protection des espèces vulnérables et des moyens de subsistance de l’industrie de la pêche. »

Jonathan Wilkinson, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, explique pourquoi le Canada doit adhérer à cette initiative :

« Les engins de pêche perdus ou abandonnés tuent ou blessent la faune marine et ont un grand impact sur l’environnement. Non seulement ils nuisent à la vie marine et aux stocks de poissons du monde entier, mais leur impact économique est énorme et touche le plus durement les communautés côtières et les industries qui dépendent étroitement de la pêche. Notre gouvernement sait qu’il est maintenant temps d’agir. Nous sommes fiers de faire partie des signataires de la GGGI, et nous nous engageons à améliorer la santé des écosystèmes marins, à préserver la santé et les moyens d’existence de l’homme et à protéger la vie marine contre tout dommage. »

Parmi les résultats du Sommet des dirigeants du G7 qui s’est tenu les 8 et 9 juin, à Charlevoix, au Québec, mentionnons le Plan d’action de Charlevoix pour la santé des océans, des mers et des communautés côtières résilientes, et la Charte sur les plastiques dans les océans. Les engins fantômes représentent environ 70 % du poids des macro-plastiques dans l’océan, et cet engagement ira plus loin pour promouvoir la durabilité des océans et des pêches, pour soutenir les communautés côtières et pour lutter contre les déchets marins.

Notre directrice des programmes océaniques, Lynn Kavanagh, présente l’impact mondial des engins de pêche à la dérive dans la mer (pêche fantôme) et des pistes de solutions.

Par cette entente, le Canada collaborera avec d’autres intervenants clés de la GGGI pour trouver des solutions et réduire les effets néfastes de la pêche fantôme à l’échelle mondiale.

Il est encourageant de voir que notre message a été entendu, et nous avons hâte de collaborer avec le Canada dans le cadre de la GGGI.

Notre directrice générale Josey Kitson et notre directrice des programmes océaniques, Lynn Kavanagh tenant la déclaration de soutien signée.

Votre prochaine lecture : L’ONU s’engage à lutter contre la pêche fantôme

Par cette entente, le Canada collaborera avec d’autres intervenants clés de la GGGI pour trouver des solutions et réduire les effets néfastes de la pêche fantôme à l’échelle mondiale.
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