Le Canada annonce de nouvelles initiatives pour réduire la pêche fantôme et contribuer à la santé des océans

26 juin 2019

Mondialement, les engins de pêche à la dérive, qui représentent 70% des macro-plastiques dans l’océan, constituent l’une des menaces les plus meurtrières pour la faune marine.

Ci-haut : Jonathan Wilkinson, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne (à gauche) et Lynn Kavanagh, notre directrice des programmes océaniques, signent la déclaration d’appui à l'Initiative mondiale de lutte contre les engins de pêche fantômes au Sommet du G7, Halifax, 2018.

L’an dernier, le Canada a adhéré à l’Initiative mondiale de lutte contre les engins de pêche fantômes pour trouver une solution à la pêche fantôme et la pollution plastique. Dans le cadre de son engagement à atteindre les objectifs de l’Initiative au Canada et à l’étranger, Pêches et Océans Canada a annoncé de nouveaux programmes et imposé de nouvelles exigences.

Voici ce qu'en dit Jonathan Wilkinson, ministre des Pêches et Océans : « Nous étendons la déclaration obligatoire de tout engin perdu à d’autres pêches commerciales et ajoutons celle de déclarer tout engin retrouvé qui a déjà été déclaré perdu. Le fait de compiler et de cartographier cette information nous aidera à cibler nos efforts pour récupérer ces engins et à mieux analyser le phénomène au Canada. De plus, Pêches et Océans évalue présentement son cadre règlementaire pour cerner et éliminer tout obstacle à la réduction des engins fantômes à l’échelle nationale. » (Traduction par Protection Mondiale des Animaux)

Les engins fantômes ne connaissent pas de frontières

La solution à ce problème mondial requiert une collaboration mondiale – et c’est l’une des raisons pour avoir fondé la GGGI. À l’instar des baleines, des tortues et d’autres animaux marins, les engins fantômes ne s’arrêtent pas aux frontières géographiques.

En juin, une jeune baleine à bosse empêtrée dans un casier à homard de Nouvelle-Écosse s’est échouée sur une plage de Scrabster, en Écosse. Elle s’est probablement empêtrée dans la corde d’un engin fantôme qui dérivait quelque part dans l’Atlantique.

Comme on peut voir, le Canada veille à éviter le piégeage des animaux. Le marquage des engins de pêche en est un excellent exemple : il permet aux autorités de retracer les propriétaires des engins de pêche, privés et commerciaux, pour les responsabiliser et contribuer à lutter contre la pêche illégale. Le marquage des engins est l’un des nombreux outils pouvant servir à réduire le nombre d’engins perdus et faciliter leur récupération.

La GGGI a lancé des projets de marquage réussis, comme un projet pilote de Protection mondiale des animaux, de la FAO des Nations Unies et du gouvernement indonésien (anglais) testant des méthodes de marquage auprès de petits pêcheurs au filet en Indonésie. Ce projet répondait à notre lobbying des récentes années pour encourager la FAO à adopter des lignes directrices sur le marquage comme moyen de combattre les engins fantômes et la pêche illégale.

Mise en œuvre de nouvelles technologies

Le marquage est un pas dans la bonne direction, mais il faut faire davantage pour éviter la perte des engins de pêche. Or, il existe de nouvelles technologies porteuses d’espoir. L’histoire de la jeune baleine à bosse en est un bel exemple : l’engin était marqué, mais a quand même fini par la piéger.

Ce mois-ci, le Canada a annoncé sa collaboration avec l’industrie de la pêche dans le cadre d’un nouveau Programme de solutions durables à la pêche et d’appui à la récupération des engins fantômes, afin d’acquérir de nouvelles technologies qui réduiront la perte d’engins et de prendre des mesures concrètes pour soutenir leur récupération et leur élimination responsable. Le ministre a également annoncé que Pêches et Océans a investi 2,6 millions $ afin d’inviter les petites entreprises canadiennes à mettre au point des technologies innovantes pour réduire nos déchets de plastique, comme les engins de pêche. Cet effort comporte des projets pour retirer et gérer les engins et autres débris marins issus de la pêche et de l’aquaculture.

Par ailleurs, le gouvernement tiendra un sommet sur l’innovation des engins de pêche en 2020, avec un volet axé sur les solutions technologiques visant à en atténuer les effets. Par ce sommet et d’autres rencontres internationales, le Canada encouragera des pays à adhérer à la GGGI, à promouvoir les lignes directrices de la FAO sur le marquage des engins de pêche, et à faire partie des organismes de pêche régionaux.

Nous sommes heureux de voir le gouvernement aller de l’avant pour lutter contre la pêche fantôme, tant sur la scène nationale qu’internationale, comme il s’y est engagé.

Pour en savoir plus sur la GGGI (Global Ghost Gear) et les solutions mises de l’avant sur leur site, cliquez ici (anglais).

Et pour mieux connaitre notre campagne Changements en profondeur et sur notre travail, cliquez ici.

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