La souffrance de milliers d’animaux après l’inondation au Costa Rica

02 août 2018

Sauvetage d’urgence de 16 000 chiens, chevaux, chats et autres animaux, blessés et affaiblis, après avoir été abandonnés dans l’inondation à Limón

Image du haut : Notre intervenant d’urgence, Sergio Vásquez, examine la santé des animaux dans la communauté de Parismina, qui attendait déjà notre aide.

Avec les intervenants du Service national de la santé animale costaricain (SENASA), nous distribuons des soins d’urgence et de la nourriture aux 16 187 animaux les plus vulnérables, à Limón.

Notre aide sauvera la vie de milliers d’animaux. Elle réduira leur souffrance pendant une autre semaine et leur permettra de reprendre des forces pendant que l’inondation se résorbe.

Toutefois, nous devons leur assurer une aide à plus long terme pour leur permettre de se rétablir complètement.

Sergio Vásquez et Javier Zamora, de nos secours d’urgence, nourrissant les animaux touchés par l’inondation.

Nous sommes heureux de l’aide soutenue du SENASA sur le terrain, mais nous aurions voulu que l’organisme débloque son Fonds d'urgence vétérinaire pour sauver davantage d’animaux.

La Protection civile costaricaine a aussi injecté des fonds additionnels, mais ils sont arrivés deux semaines après le début des inondations. À l’avenir, pour le bien des animaux, nous voudrions que les fonds soient disponibles dès qu’ils sont nécessaires.

Juan Carlos, un propriétaire d’animaux de la région, n’a pu évacuer ces 5 vaches des terres inondées. Elles attendent que le niveau de l’eau baisse.

Piégés

L’inondation, qui a débuté à la mi-juillet, a été très pénible pour les animaux et leurs maitres.

Juan Carlos, un paysan de 60 ans, possède 22 vaches, 100 poulets, 3 porcs, 5 chiens et un chat. Il n’a pas réussi à atteindre certaines de ses vaches, qui sont restées piégées par l’inondation et qui, d’après lui, sont angoissées.

Il nous a dit : « Pour moi, les animaux les plus mal en point sont ceux qui n’ont pas pu bouger. Ils sont dans la boue, alors qu’il reste de l’eau un peu partout. Ils doivent donc traverser la boue et l’eau pour aller brouter les quelques herbes qui poussent encore. »

‘Dans mes bras’

Santos Beteta, le voisin de Juan Carlos qui a 75 ans, explique comment il a sauvé ses chiens :

« Le niveau de l’eau me montait à la taille, alors j’ai placé tous mes chiens sur mon lit. Je les ai tenus et serrés dans mes bras, mais ils ont fini par sauter à l’eau. Je les ai repris, je les ai essuyés avec un tee-shirt et je les ai remis sur le lit. »

Papito Lindo, un des chiens de Santos Beteta, mange la nourriture que nous avons apportée.

Juan et Santos sont extrêmement reconnaissants de l'aide que nous leur avons apportée.

Juan nous a exprimé sa reconnaissance ainsi : « Ce que vous avez apporté pour nous et nos animaux est une bénédiction. Je vous le dis du fond du cœur. Merci! »

Santos avec Bobo, un de ses chiens.

Les animaux ont besoin de notre aide

La protection des gens est prioritaire lors des catastrophes, mais les animaux aussi ont besoin d’aide. Il est vital de leur donner notre attention immédiate pour minimiser leur souffrance.

Plusieurs Costaricains dépendent de leurs animaux, comme compagnie et comme source de revenus. Alors en aidant les animaux, on les aide aussi.

 

« Ce que vous avez apporté pour nous et nos animaux est une bénédiction. Je vous le dis du fond du cœur. Merci! »

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