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Incendies au Brésil : nous aidons des centaines d’animaux dans la région du Pantanal

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Cette année, les feux de forêt dans le Pantanal au Brésil, un biome important à l’échelle mondiale, se sont propagés sur 261 000 hectares, surpassant ainsi la moyenne historique. Nous travaillons avec des partenaires locaux pour aider et protéger la vie des animaux sauvages qui souffrent.

Pour la troisième année consécutive, les feux ont ravagé la plus vaste zone humide au monde, c’est-à-dire le Pantanal et sa région avoisinante, le Cerrado, atteignant des secteurs éloignés et encore bien conservés du biome.

Étant donné l’immensité de la superficie en feu, son accès difficile et le climat politique du pays, aucune statistique officielle n’a été présentée quant au nombre d’animaux affectés à ce jour.

Nous avons collaboré avec des partenaires locaux, le groupe de sauvetage technique animal du Pantanal (Gretap-MS), l’Instituto Homem Pantaneiro, l’Instituto Tamanduá et le centre de soins vétérinaires (Cavet), pour aider et protéger la vie des animaux sauvages qui souffrent.

Protection mondiale des animaux a fourni des ressources visant à accroître les capacités et la logistique de soins adéquats prodigués aux animaux sauvages touchés par la situation.

Donner de l’espoir aux animaux sauvages du Pantanal

Les défis liés à la prestation de services vétérinaires aux espèces sauvages affectées par les feux qui ravagent les régions éloignées du Pantanal, comme la Serra do Amolar, s’intensifient. Les jaguars, les tapirs, les porcs-épics, les caïmans, les anacondas et les pécaris sont parmi les animaux qui vivent indirectement les répercussions de la perte de leur habitat et du manque de nourriture et d’eau, s’ils ne sont pas déjà directement touchés par les incendies.

Nous avons contribué à accroître les capacités de Cavet, le centre de soins vétérinaires de la Serra do Amolar. Situé dans la réserve privée du patrimoine nature (RPPN) et sous l’administration de l’Instituto Homem Pantaneiro (IHP), il comprend désormais le matériel vétérinaire nécessaire à la capture et à la manipulation d’animaux blessés ainsi que les fournitures et les médicaments que l’on trouve dans un hôpital vétérinaire.

L’aide apportée s’est aussi traduite par l’embauche d’un vétérinaire et d’un assistant technique qui travailleront de façon permanente sur place afin d’offrir un soutien logistique.

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Un anaconda sauvé au centre de soins vétérinaires. Image: Protection mondiale des animaux/Noelly Castro.

Letícia Larcher, secrétaire de direction à l’Instituto Homem Pantaneiro, déclare :

« Afin de veiller au bien-être des animaux touchés par les feux de forêt, ainsi que de maîtriser la situation, nous devons nous pencher sur des stratégies. Le soutien apporté par la Protection mondiale des animaux pour ce qui est des activités de sauvetage et de bien-être des animaux est fondamental pour la poursuite du cycle des espèces du Pantanal, protégés par les projets que nous mettons en place. »

Roberto Vieto, conseiller pour le bien-être des animaux à la Protection mondiale des animaux, explique :

« Selon notre estimation, notre aide permet de soigner des douzaines d’animaux provenant des 30 espèces qui sont les plus touchées par les incendies, notamment les petits mammifères, les reptiles et les amphibiens. De plus, cet effort commun offrira du soutien à des centaines d’autres spécimens qui font face aux conséquences de la perte de leur habitat, du manque de nourriture et de la rareté de l’eau, par l’entremise de mesures visant leur bien-être. »

Réhabilitation de petits fourmiliers touchés par les incendies

L’Instituto Tamanduá, un membre de Gretap, travaille d’arrache-pied à soigner trois jeunes fourmiliers qui en sont encore à la phase de rétablissement et deux adultes qui sont à la dernière phase d’adaptation pour être relâchés dans la nature.

L’un de ces animaux est le bébé fourmilier géant nommé Joaquim. Il a actuellement cinq mois et pèse 7 kg, mais il est arrivé à l’institut deux mois plus tôt très faible en raison d’un délit de fuite survenu dans la région. Sa mère a probablement été affectée par les feux de forêt, mais il a réussi à s’en sortir.

Tout comme Joaquim, la plupart des espèces soignées à l’institut n’ont pas directement vécu les conséquences des incendies, c’est-à-dire ils n’ont pas de brûlures, mais ils sont des victimes indirectes des feux parce qu’ils ont été abandonnés par leur mère ou ils sont parvenus à s’échapper vers des zones urbaines. Nombreux sont ceux qui finissent par se blesser.

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Joaquim, le bébé fourmilier géant sauvé, qui mange à l’Instituto Tamanduá. Image: Protection mondiale des animaux/Noelly Castro

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Rappel à l’ordre public de l’industrie de l’élevage intensif

Cette urgence est d’origine humaine : la majorité des feux ont été déclenchés délibérément dans le but de défricher la terre pour l’industrie du bétail et pour faire pousser les aliments destinés aux animaux. 

Nous voulons mettre un terme aux nouvelles fermes d’élevage afin de limiter la croissance de l’industrie qui entraîne une grande perte d’habitats et une immense souffrance pour les animaux sauvages et d’élevage. Nous réclamons les changements suivants à l’industrie :

  • Suivre la provenance de l’approvisionnement en soja et s’assurer que la déforestation n’a pas lieu.
  • Cesser progressivement de nourrir les animaux avec des produits comestibles pour les humains.
  • Veiller à ce que les animaux d’élevage vivent dans des systèmes aux normes de bien-être animal élevées qui répondent à leurs besoins physiques et psychologiques.

Ensemble, nous pouvons épargner une souffrance inutile à des millions d’animaux sauvages et d’élevage.

Mention de source de la bannière : Bloomberg Creative, Getty Images

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