Guatemala : Course contre la montre pour sauver des milliers d’animaux touchés par le volcan de Feu

07 juin 2018

Des vaches, des porcs, des chevaux et d’autres animaux tentent de survivre après l’éruption du volcan de Feu, au Guatemala le 3 juin. Nous arrivons avec des denrées, des médicaments et des abris d’urgence

La lave rouge et bouillante, et d'épais nuages de fumée hauts de dix kilomètres ont englouti sous les cendres et la boue des villages comme El Rodeo. Le volcan n’est qu’à 35 kilomètres de la capitale, Guatemala City.

Au bilan de 90 morts et de 200 disparus s’ajoute également la multitude d’animaux et de bétail qui ont péri.

Plusieurs ont fui avec leurs animaux vers les abris d’urgence, où nous soignons les animaux qui sont blessés ou malades.

Un résidant serre son chien, qu’il a sauvé près du Volcan de Fuego, à Escuintla, au Guatemala, le 4 juin 2018, au lendemain de l’éruption. Ce violent volcan, au sud du Guatemala, a projeté des coulées lave dans les communautés rurales, faisant des dizaines de victimes. Les sauveteurs sont à la recherche de survivants parmi les maisons et les routes carbonisées et couvertes de cendres. (AP Photo/Luis Soto)

Difficulty gaining access

Par précaution et face au risque d’autres éruptions, nous ne pouvons accéder à certains villages lourdement touchés.

Notre équipe d’urgence collabore avec des bénévoles de l’organisme local Equina Sano Foundation pour dégager un accès à la zone sinistrée et sauver le maximum d’animaux et de bétail.

Selon notre directeur mondial des interventions d’urgence : « Il est désolant de voir ici l’impact destructeur du volcan. Mais le gouvernement et les organismes humanitaires font un travail formidable.

« En ce moment, notre tâche est de soigner les animaux blessés, affamés, assoiffés et vulnérables aux maladies. Notre objectif est d’abord d’aider ceux qui se trouvent dans des abris, et dès qu’il sera sécuritaire de le faire, d’aller secourir ceux qui sont restés derrière.

« Si elles n’ont plus d’animaux pour leur gagne-pain, leur transport et leur nourriture, les communautés locales qui auront survécu souffriront davantage, longtemps après que l’aide humanitaire sera repartie. »

Au lendemain de l’éruption volcanique, un policier transporte un poulet, à San Miguel Los Lotes, un village couvert de cendres, dans le département d’Escuintla, à 35 km de Guatemala City. Selon le Coordonnateur national pour la prévention des catastrophes (CONRED), au moins 25 personnes ont péri quand le volcan de Feu a projeté une pluie de cendres et de pierres. L’aéroport a dû être fermé. (AFP/Johan ORDONEZ)

Un travail collaboratif

La communauté guatémaltèque collabore étroitement pour sauver ses habitants et animaux, et nous déployons tous les efforts pour les aider.

Quand la communauté et ses animaux seront remis sur pieds, nous procèderons avec le gouvernement à l’évaluation de leurs besoins à plus long terme, pour la sécurité future des animaux.

Vous pouvez suivre l’évolution de nos secours ici.

Il est vital de protéger les animaux après les catastrophes. Grâce à la générosité de nos sympathisants, nous pouvons agir rapidement et protéger ceux qui ont le plus besoin de nous.

Image du haut : Un pompier volontaire sauve un chien d’une zone sinistrée près du volcan de Feu (Volcan de Fuego), à Escuintla, au Guatemala, le mardi 5 juin 2018.  La violente éruption au sud du Guatemala a fait de nombreuses victimes, et les sauveteurs cherchent des survivants parmi les décombres carbonisés et couverts de cendres. (AP Photo/Moises Castillo)

« Si elles n’ont plus d’animaux pour leur gagne-pain, leur transport et leur nourriture, les communautés locales qui auront survécu souffriront davantage, longtemps après que l’aide humanitaire sera repartie. »

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