Énorme victoire pour le dauphin rose de l’Amazone

22 septembre 2017

La Colombie interdit la vente de piracatingas après quatre années de campagne. C’est une grande nouvelle pour les dauphins roses, dont la viande sert d’appât au poisson-chat

Nous sommes ravis de la décision du gouvernement colombien, qui veut protéger le dauphin rose de rivière, ou boto, en prohibant la vente de piracatingas. Nous avons lancé une campagne sur le sujet il y a quatre ans, à partir de nos bureaux du Brésil et d’Amérique latine.

306 000 personnes, surtout en Amérique latine, ont endossé notre campagne. Chaque signature a contribué à cette interdiction. C’est toute une victoire pour notre organisation, nos supporteurs et d’autres organisations avec qui nous avons lutté, et bien sûr, pour les dauphins.

Freiner la cruauté

On abat cruellement le dauphin de rivière, dont la chair sert à attirer le piracatinga, ce qui facilite la vie des pêcheurs.

Avec cette interdiction, nous nous attendons à voir chuter le massacre des dauphins roses pour leur chair.

Dauphin rose nageant dans l’Amazone.

Appui des célébrités

L’interdiction fut annoncée un mois après le lancement de notre vidéo, où dix célébrités colombiennes incitaient les gens à cesser de manger du piracatinga.

« Il ne fait aucun doute que cette vidéo a été instrumentale dans l’arrivée de cette interdiction. Le ministre chargé des pêches en Colombie s’est servi des taux de mercure comme prétexte à l’interdiction, mais dans une communication qui nous était adressée, il a reconnu son engagement à protéger les dauphins sur le plan international », explique Roberto Vieto, de notre équipe pour la faune sauvage au Brésil.

Dauphin rose nageant sous la surface du fleuve Amazone.

Le consommateur ouvre les yeux

L’interdiction met fin à une ruse où les gens achetaient du piracatinga sans connaitre l’histoire cruelle derrière ce mets.

Cette interdiction met non seulement fin au massacre des dauphins roses de l’Amazone, elle protège aussi la santé des Colombiens, puisque le piracatinga renferme souvent des taux élevés de mercure, qu’on absorbe en le mangeant.

En annonçant que ce poisson était interdit, le gouvernement colombien a confirmé qu’il contenait un taux de mercure menaçant pour la santé publique.

Application de l’interdiction

Dorénavant, quiconque enfreint cette loi s’expose à une amende, à la suspension ou la révocation de son permis, à la confiscation de son bateau, avec tout produit et équipement, ou à la fermeture de son commerce.

Nous espérons que le gouvernement de Colombie continuera de faire respecter cette loi, pour mettre fin à la vente de piracatingas dans les poissonneries et autres commerces.

Une victoire pour plusieurs

Cette interdiction est une victoire pour nos supporteurs, mais aussi pour les organisations qui ont milité pour la cause et qui ont fait les recherches nécessaires, notamment la Fundación Omacha et l’Université des Andes.

Les enfants d’une communauté d’Amazonie, au Brésil, posent avec notre équipe, près d’un dauphin rose gonflable.

Nous avons observé une augmentation des activités et des messages positifs protégeant le dauphin rose dans les communautés de pêcheurs de l’Amazone, un autre signe indéniable que notre campagne porte fruit.

Cette interdiction est une victoire pour nos supporteurs, mais aussi pour les organisations qui ont milité pour la cause et qui ont fait les recherches nécessaires, notamment la Fundación Omacha et l’Université des Andes.

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