A monkey in a cage

Le rôle du Canada dans le commerce mondial des espèces sauvages

Commerce des animaux et maladies

Notre rapport révèle le rôle choquant que joue le Canada dans le maintien du commerce cruel et dangereux des espèces sauvages et les raisons pour lesquelles il doit cesser.

Bien que ses espèces sauvages emblématiques aient fait sa réputation à l’échelle mondiale, le Canada est complice du commerce mondial des animaux sauvages. Notre plus récent rapport partage de nouveaux détails et ce qui doit être fait dès maintenant pour protéger les animaux et notre santé.

Le rapport Trading animals and diseases: Canada’s role in the global commercial wildlife trade explique clairement et pour la première fois le rôle du Canada dans le maintien du dangereux commerce de la faune et offre des arguments probants au gouvernement et aux décideurs pour défendre une réduction du commerce légal dans l’intérêt des animaux, de notre santé et de la planète.

Le Canada joue un rôle significatif dans la vente comme dans l’achat d’animaux sauvages et de parties d’animaux, soutenant le même commerce mondial des espèces sauvages qui met en péril la santé humaine avec des maladies comme la COVID-19.

La demande des Canadiens pour des babioles tape-à-l’œil et frivoles comme des tabourets en patte d’éléphant et pour des animaux de compagnie exotiques comme des oiseaux et des lézards met en péril la santé humaine, les écosystèmes fragiles du monde et même notre propre faune locale.

Bien que le Canada ne compte que 0,5 % de la population mondiale, il est un des principaux contributeurs au commerce mondial des espèces sauvages.

« Nous ne pouvons ignorer le fait que la pandémie actuelle et les principales épidémies précédentes dans l’ensemble du monde sont fondamentalement liées à notre mauvais traitement et à notre exploitation des animaux sauvages. »

- Melissa Matlow, directrice de campagne, Protection mondiale des animaux

Seized animal products at Canada Border Services

Des animaux sauvages et des produits d’animaux sauvages saisis par la Direction de l’application de la loi sur la faune dans la région de l’Ontario.

1,4 million d’animaux de compagnie exotiques

Le Canada importe et exporte des animaux sauvages comme animaux de compagnie et selon les estimations, les Canadiens possèdent actuellement environ 1,4 million d’animaux de compagnie exotiques.

Des milliers d’animaux tués comme trophées

Le Canada est l’un des plus grands exportateurs de trophées de chasse du monde, notamment des oiseaux, des ours polaires et des loups gris.

340 000 animaux dans des élevages pour la fourrure

Plus de 340 000 animaux sauvages, dont des visons (reconnus pour transmettre la COVID-19) et des renards sont gardés dans des fermes d’élevage d’animaux à fourrure au Canada.

En participant au commerce des espèces sauvages, le Canada devient complice de la souffrance, de la peur et du stress immenses que ce commerce entraîne pour les animaux qui en sont victimes, en plus de compromettre davantage la biodiversité des espèces et des écosystèmes.

Et malheureusement, le commerce est florissant – particulièrement en ligne. Nous avons demandé à la société de solutions technologiques sans but lucratif Tech4pets de guetter les annonces d’animaux exotiques sur les plateformes comme Kijiji. En 2020, 94 756 annonces d’animaux de compagnie exotiques ont été trouvées.

Seized animal products at Canada Border Services

Une reproduction d’une valise de tortues étoilées d’Inde saisie par la Direction de l’application de la loi sur la faune dans la région de l’Ontario.

Des lacunes considérables en matière de suivi et de signalement

Après avoir analysé les données obtenues dans le cadre de demandes d’accès à l’information, nous avons découvert que le Canada ne connaît pas vraiment toute l’ampleur du nombre et de la variété des espèces d’animaux sauvages importés chaque année.

La frontière canadienne est gérée par un réseau complexe d’agences gouvernementales qui jouent chacune un rôle distinct en réglementant différents aspects de l’importation et de l’exportation d’espèces sauvages, dont l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), le Service canadien de la faune (SCF) et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Chacune de ces agences surchargées a ses propres exigences et systèmes de collecte de données. Chaque agence a aussi des compétences limitées. Tout cela signifie qu’il existe des lacunes, qu’aucune agence n’est responsable et que les animaux sauvages importés à des fins autres que celles qu’elles encadrent directement ne font pas l’objet d’une vérification adéquate pour des agents pathogènes.

Voilà qui est troublant, si l’on considère que 75 % de toutes les maladies infectieuses nouvelles ou émergentes (y compris la COVID-19, le SRAS, Ebola et le VIH/SIDA) provenaient d’animaux, principalement d’espèces sauvages.

  • Entre 2014 et 2019, au moins 1,8 million d’animaux sauvages ont été importés au Canada et moins de 8 % de ces animaux nécessitaient un permis de l’ACIA ou du SCF, ou selon les normes de la CITES.
  • 93 % des reptiles importés enregistrés par l’ASFC n’avaient aucune description taxonomique d’espèce.
  • 80 % des 320 000 animaux sauvages importés en 2019 étaient destinés au commerce des animaux de compagnie exotiques.
Seized animal products at Canada Border Services

Des vésicules biliaires d’ours et d’autres produits d’animaux sauvages saisis par la Direction de l’application de la loi sur la faune dans la région de l’Ontario.

Nous ne pouvons pas simplement mettre fin au commerce illégal

Il existe un important commerce d’animaux sauvages vivants et de produits animaliers qui se déroule tous les jours sous nos yeux avec l’approbation de la loi. Le commerce légal des espèces sauvages est profondément cruel, il crée les conditions nécessaires à de nouvelles pandémies, il contribue à la perte de biodiversité et il en fait bien peu pour freiner la demande en produits d’animaux sauvages illégaux.

Les éclosions survenues dans l’ensemble du monde montrent que le risque de propagation de zoonoses par l’intermédiaire du commerce des espèces sauvages n’est pas que théorique.

  • En 2003, une éclosion de variole du singe provenant d’un envoi légal de 800 rongeurs à partir du Ghana a rendu des gens de six États américains malades.
  • En 2007, l’Union européenne a interdit de façon permanente l’importation d’oiseaux capturés en nature après avoir découvert le virus H5N1 (la grippe aviaire) chez des oiseaux importés.
  • En 2019, l’Agence de la santé publique du Canada a confirmé 106 cas de salmonelle liés à des serpents de compagnie dans six provinces.
Snakes in small containers

Des serpents dans de petits contenants de présentation vendus dans une exposition de reptiles.

Une écrasante majorité de Canadiens souhaitent un changement

Le temps est venu pour le Canada de jouer un rôle de chef de file pour freiner ce commerce et une écrasante majorité de Canadiens souhaitent un changement. Un récent sondage mené par Northstar Research Partners a montré un soutien immense à l’égard d’une action du gouvernement.

70 % des Canadiens

appuient des lois plus sévères afin de réduire le commerce des animaux sauvages au Canada.

93 % des Canadiens

croient que le commerce des espèces sauvages est cruel et qu’il peut causer de la souffrance aux animaux.

89 % des Canadiens

croient que le commerce des espèces sauvages menace la santé humaine et peut causer des pandémies.

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