L’avenir des aliments d’origine végétale du Canada : ce que mon séjour à Ottawa m’a permis de découvrir
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Par Isaac Smith
Après une semaine de réunions à Ottawa avec des responsables politiques, des responsables agricoles et des organismes de santé publique, nous réfléchissons au potentiel croissant du Canada en matière de produits d’origine végétale et aux défis à relever pour l’exploiter.
Au début du mois, mes collègues et moi-même nous sommes rendus et rendues à Ottawa pour une série de discussions sur le potentiel croissant du Canada en matière de produits d’origine végétale.
En collaboration avec l’ambassade du Danemark et Danish Plant-Based Diplomacy, nous avons rencontré des membres du parlement, des responsables politiques, des parties prenantes du secteur agricole et des organismes de santé publique afin d’explorer une éventuelle stratégie canadienne à base de plantes et de déterminer si le Canada est prêt à en adopter une. Ces efforts interviennent après que le Danemark soit devenu le premier pays au monde à mettre en place un plan d’action national à base de plantes, soutenu par le secteur et visant à équilibrer la croissance économique et la durabilité.
Colin Saravanamuttoo, directeur général de Protection mondiale des animaux Canada avec des représentants et représentantes de l’ambassade du Danemark. De gauche à droite : Niels Peter Nørring, Rune-Christoffer Dragsdahl, Bente Svane Nielsen, Colin et la députée Leslie Church.
Après plusieurs jours de conversations, une chose est devenue claire : le Canada a une occasion majeure d’être un chef de file de la production durable d’aliments d’origine végétale.
Le Canada a le potentiel de mener
Le Canada est déjà l’un des principaux producteurs et exportateurs de lentilles et de pois, ce qui lui confère une base solide sur le marché mondial des produits d’origine végétale.
Tout au long de la semaine, nous avons entendu un large consensus sur le fait que le développement du secteur des aliments d’origine végétale pourrait contribuer à créer des emplois, à renforcer le secteur alimentaire national, à soutenir les objectifs de santé publique et à réduire l’impact sur l’environnement. Alors que de plus en plus de pays investissent dans l’innovation en matière d’aliments d’origine végétale, on constate également que le Canada risque de prendre du retard si nous n’agissons pas.
La possibilité est réelle, mais les défis le sont tout autant.
De gauche à droite : Bente, Lynn Kavanagh, responsable de la campagne agricole, Rune Christoffer, Isaac Smith, responsable des affaires législatives, le député Steven Guilbeault, Niels Peter et Jeppe Juul Petersen.
Les défis dont nous avons entendu parler
L’un des principaux thèmes abordés tout au long de la semaine a été l’importance de la collaboration dans le secteur agricole.
De nombreuses parties prenantes ont souligné que les agricultrices et agriculteurs sont déjà soumis à des pressions financières et que toute stratégie future doit soutenir le système alimentaire dans son ensemble plutôt que d’y créer des divisions. L’approche du Danemark a souvent été citée comme un exemple de la manière dont les gouvernements peuvent soutenir l’innovation tout en continuant à travailler avec les agriculteurs et agricultrices et l’industrie.
Nous avons également entendu des préoccupations concernant la chaîne d’approvisionnement et les obstacles commerciaux du Canada. Notre système alimentaire actuel rend le transport des produits alimentaires à travers les frontières provinciales coûteux et inefficace, ce qui rend plus difficile la mise en place des systèmes de transformation et de fabrication nationaux solides dont nous avons cruellement besoin si nous voulons renforcer notre approvisionnement alimentaire national et assurer la sécurité alimentaire locale et régionale.
Enfin, plusieurs conversations ont porté sur la complexité de l’élaboration d’une politique nationale au Canada. Contrairement au Danemark, le Canada doit naviguer entre les responsabilités fédérales et provinciales, ce qui signifie que toute stratégie nécessiterait une coordination entre plusieurs paliers de gouvernement.
Bien que ces défis constituent des obstacles à la mise en œuvre d’une stratégie fondée sur les aliments d’origine végétale au Canada, ils ne font que mettre en évidence les problèmes sectoriels existants que le Canada doit résoudre pour accroître le potentiel et la capacité de son énorme secteur agricole.
Pourquoi je reste optimiste
Malgré les difficultés, j’ai quitté Ottawa avec un sentiment d’espoir.
Ce qui ressort le plus, c’est la volonté des organisations des secteurs de l’agriculture, de l’environnement, de la santé publique et du bien-être animal de s’asseoir à la même table et de discuter respectueusement de solutions. Ce type de collaboration est essentiel si le Canada souhaite moderniser son système alimentaire et rester compétitif à l’échelle mondiale.
Une stratégie à base de plantes ne résoudra pas tous les problèmes du jour au lendemain. L’élaboration d’une approche fructueuse nécessitera du temps, de la confiance, de la coordination, de la collaboration et des investissements importants dans l’ensemble du système alimentaire. Cependant, le Canada étant actuellement confronté à des pressions croissantes en matière d’économie, d’environnement et de santé publique, les arguments en faveur d’une prise en compte sérieuse de l’innovation en matière d’aliments d’origine végétale n’ont jamais été aussi forts.
Si des pays comme le Danemark peuvent élaborer des plans ambitieux et concertés pour l’avenir de l’alimentation, le Canada a toutes les raisons de croire qu’il peut en faire autant.